Les migrants, une chance pour l''Europe

Migrant
La peur, la violence, la guerre, le fanatisme, la folie meurtrière poussent un nombre croissant de personnes à fuir leur pays. Question de survie. On pourrait dire ...

 

On pourrait dire que les pays occidentaux n'ont pas toujours été à la hauteur, que la politique qu'ils ont mené ces dernières années en Somalie, Irak, Afghanistan, Libye et autre Syrie ont plutôt attisé le feu que calmé le jeu.
On pourrait dire que que le message chrétien sur lequel reposent nos sociétés devraient nous pousser à ouvrir la porte aux malheureux. Aider notre prochain n'est-il pas le message fort du christianisme?
Mais ce serait entrer dans des débats inutiles, tant c'est l'égoîsme du plus grand nombre qui mène le monde.
Alors soyons égoïstes, et disons clairement que cette vague de réfugiés (abolissons ce teme impropre de "migrant") est une bonne chose pour l'Europe et pour la France.
Angela Merkel l'a bien compris, qui s'apprête à accueillir 800 000 réfugiés pour les années à venir. La classe politique française, elle, est tétanisée. Or tous les économistes sont d'accord un point: sur la durée, l'immigration est un facteur favorable à la croissance et à l'emploi.
Depuis 2004, le Royaume-Uni a reçu plus d'un million d'immigrés. Cela n'a ni augmenté le taux de chômage, ni fait baisser les salaires.
Dans nos pays occidentaux à la politique démographique malthusienne, l'immigration apporte le surplus de population sans lequel il n'y a pas de croissance.
L'effet positif de cet apport de population sera fonction de la vitesse à laquelle se fera l'intégration. Si on se contente de parquer les nouveaux venus dans des camps, même humanitaires, alors la société devra en supporter la charge sans contrepartie. Mais si on s'acharne à intégrer ces populations dans le monde du travail, alors il y aura un effet positif sur la croissance.
S'il y a 3 ou 4 millions de chômeurs en France, selon les critères pris en considération, il y a entre 400 et 500 000 offres d' emplois qui ne trouvent pas preneurs. Le bâtiment, la restauration, les emplois dits peu qualifiés sont rejetés par les natifs. Comme aussi des emplois en province de médecins, dentistes ... Les exemples sont multiples. Qui peut croire que ceux qui ont osé tout quitter, leur pays, leur famille, leur culture, pour tenter une vie meilleure dans des pays lointains, dont ils ne connaissent souvent ni la langue ni la culture, vont se contenter de la mendicité de quelques dizaines d'euros par mois dans une inactivité déprimante?
La France se désertifie, les artisans ne trouvent plus de remplaçants, hormis dans les grandes villes, des secteurs entiers de l'économie ne trouvent à embaucher que parmi la main d'oeuvre étrangère.
Une fois intégrés, devenus producteurs et consommateurs, l'impact sur la croissance sera effectif. A condition qu'on en ait la volonté, et qu'on ne se contente pas de recevoir comme une BA ces gens qui fuient l'horreur, comme d'autres ont fui le nazisme il n'y a pas si longtemps. 
  

politique économie