C'est Noël !

Promesses electorales tvlTous les cinq ans, il y a super-Noël ! Quelques semaines avant les élections présidentielles, on promet à tout va, on rase gratis. Le problème est qu'aujourdhui, on sait rappeler leurs promesses aux heureux élus!

Promesses, promesses, ...

La grande foire aux promesses est ouverte, le smic qui augmente de 20% ou plus, les salaires des profs qui doublent, ceux des policiers, des personnels soignants, qui rattrapent leur retard, des centaines de milliers de fonctionnaires en moins, mais pas dans l'enseignement, la santé, la sécurité, la défense, mais dans les collectivités sur lesquelles l'Etat n'a que peu de prise, une Europe aux ordres de la France, un environnement sain, du bio pour tout le monde, des impôts en baisse, des aides pour l'essence, les fruits et légumes, l'isolation, le logement, le permis de conduire, un Poutine maîtrisé, une justice plus humaine, plus efficace, avec plus de sanctions mais moins de prisons, baisse accélérée de l'empreinte carbone, des relations dédramatisées avec une Afrique que l'on regarde avec naïveté, etc ...

 

Des sujets pas traités

Bien peu de choses sur l'économie, la compétitivité de la France, sans laquelle elle n'est rien, la recherche, l'innovation. Sanofi, dans le top 3 des labos, s'est montré incapable de sortir un vaccin anti-covid, dans l'indifférence. Notre monde est dominé par les technologies, qui toutes nous viennent d'Asie ou des EU. Pas un mot.

L'identité nationale et le pseudo grand remplacement sont mis à toutes les sauces, mais aucune solution n'est proposée pour résoudre les problèmes. La gauche bobo continue à nier les problèmes en se camouflant derrière des grands principes humanitaires, la droite et sa droite se lancent dans une surenchère de haine et d'exclusion qui n'aboutira qu'au rejet de l'autre et au malheur. Des lieux de non droit existent pourtant, qui ne se résument pas loin s'en faut à l'islamisme. Dans un grand souci de facilité, on se plait à confondre arabe et musulman, voire islamiste. Si l'islam peut être un problème, la drogue, le sentiment de rejet, l'échec de l'école, les difficultés de l'intégration, la nécessité de survie, la discrimination à l'embauche, expliquent aussi et sans doute surtout la déviance de certaines cités. Pas un mot.

Le capitalisme financier broie les hommes et érige le droit de l'actionnaire au détriment de celui des hommes et de l'environnement. On le voit dans l'échec de Sanofi, dans la maltraitance des maisons de retraite, dans les plans sociaux à répétition, dans les inégalités croissantes de revenus entre les très hauts et les autres. Alors que des dirigeants font fortune en quelques mois, la masse n'arrive pas à vivre décemment de ses salaires. La valeur travail en vient à être remise en cause, on le voit dans le désintérêt de beaucoup de jeunes vis à vis du monde de l'entreprise. Pas un mot.

 

La France sauvée par l'Europe
Même s'il ne pouvait pas faire autrement, le gouvernement actuel a mis la caisse sur le trottoir. Un déficit budgétaire de 7% du PIB, un endettement de 116% de ce même PIB, l'inflation qui menace alors même qu'on en a oublié tous les dangers, ajoutés à un déficit record de la balance commerciale bien révélateur de la faiblesse de notre économie, font de la France une économie faible et vulnérable. Sans l'Euro et les quelques pays forts qui le composent, la monnaie française serait à la dérive. Et la France avec.
Mais jusqu'à quand les pays du nord tolèreront-ils notre laxisme, qui mettra un jour l'euro en difficulté ? Si aucun candidat ne propose de sortir de l'UE ou de l'euro, ils le voudraient qu'ils ne le pourraient pas, tous jouent les autruches en promettant toujours plus de dépenses, sans s'occuper des recettes. 

 

Une histoire magnifiée

Tous les candidats font comme s'ils étaient seuls au monde et tout puissants, se prenant pour Louis XIV ou Napoléon, sans voir où cela les a menés, et sans voir que la France n'est qu'une petite puissance en déclin relatif à l'échelle mondiale, et à la traîne des plus efficients en Europe. Jupiter qui nous gouverne a dû en rabattre avec les gilets jaunes.
On nous rabâche les oreilles avec notre belle et grande histoire, qui n'est ni plus belle ni plus grande que celle des autres pays. Tous les pays européens ont eu leurs heures de gloire, ni plus ni moins que la France, et les guerres incessantes, les privilèges, l'exploitation du peuple, les prévarications en tous genres, le népotisme, l'intolérance religieuse, l'appropriation du pouvoir et des richesses par quelques privilégiés, ne nous distinguent pas en mieux des autres pays. Pascal, Voltaire et les autres ne nous portent pas plus haut que nos voisins, qui ont quasiment les mêmes gloires, sans oublier que la France a contraint Voltaire à s'extrader.

 

La course à l'échalotte

Avoir de l'ambition pour la France, ce n'est pas se prendre pour ce qu'on n'est pas, et qu'on n'a peut-être jamais été, ni nous placer dans la ligne de Philippe Le Bel ou Louis XIV. La puissance d'un pays, c'est la force de son économie, ses capacités d'innovation, de création, d'audace. Le programme des candidats, sauf Macron en 2017, se résout toujours à distribuer les deniers publics au lieu et place des employeurs, et jamais à mettre en oeuvre les conditions pour une économie ouverte, innovante, audacieuse.

Les français n'aiment pas l'Etat, mais attendent tout de lui, même un chèque fruits et légumes. Et les politiques de s'engouffrer dans cette folle demande, encouragés par des médias en quête de spectacle.

Et de promesses en réalisations, s'accumulent déficits et endettement, avec au bout faillite et liquidation des biens.

 

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