Coronavirus - des bonnes nouvelles

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  • Le 29/03/2020
  • Dans Humeurs
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Quelques bonnes nouvelles apparaissent des réseaux sociaux déchaînés, qu'il ne faut pas manquer de souligner.

Mémoire courte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonne nouvelle : il existe dans notre beau pays plein de ministres de la Santé en puissance ! 
Tout le monde y va de son avis sur l'opportunité d'appliquer la préconisation du professeur Raoult : utiliser un vieux médicament mis au point pour lutter contre le paludisme pour soigner la grippe issue du covid 19. Oublié le scandale du médiator qui avait tant défrayé la chronique, oubliées les invectives à l'égard des Laboratoires Servier qui avaient laissé le médicament prévu pour le diabète être prescrit comme coupe-faim. 
Méprisé le fait que son étude scientifique soit contestée, et demande de sérieux approfondissements. Mis de côté les terribles effets secondaires repérés de longue date quand le médicament est utilisé dans un but autre que le paludisme. Ignorance, prétention, mémoire courte, quand tu nous tiens !

 

Sur les masques, le dépistage, les méthodes de confinement, tout le monde y va de son avis, de ses jugements à l'emporte-pièce, de ses invectives, de sa haine parfois. Tout le monde est devenu un sachant, prêt sans honte à faire la leçon à tous les politiques et spécialistes.
 

Les mêmes qui il y a peu se sont révoltés contre la taxe sur l'essence, le trop d'impôts, les charges sociales qui étouffent, voudraient maintenant un dépistage des 65 millions de français, un confinement avec isolation dans des hôtels trois étoiles, médicalisés évidemment. Quand la ministre Roselyse Bachelot défendait l'achat de masques de précaution, elle était la risée de l'Assemblée bationale, PS en tête, elle était lâchée par son parti, critiquée par la Cour des Comptes, traînée au tribunal ! L'oubli est trop facile !

De bons citoyens

 

 

 

 

 

 

 

L'Etat
réhabilité ?

Les rues sont désertes, les parcs sont vides, la circulation est inexistante. Pourtant il se trouve plein de bons citoyens sur les réseaux sociaux pour dénoncer les rares passants qui errent dans la rue, les couples avec enfants qui prennent un peu l'air après des heures de confinement, les quelques joggers qui tentent de conserver un minimum de forme et de moral. Ce sont sans doute les mêmes qui pendant la guerre dénoncaient les résistants, puis après la guerre les collabos et les compagnes des allemands. 
Ils sont odieux ces franchouillards prêts à condamner leurs voisins au premier pas dehors, elle est odieuse leur bonne conscience. Sont-ce les mêmes que ceux qui se sont précipités pour dévaliser les supermarchés à la première alerte venue ?

 

L'an passé, la grippe aurait occasionné 8000 morts en France, en 6 semaines. Certains parlent même de 20 000 morts. On en est encore loin pour le covid 19. Il faudra reparler de ces chiffres quand la crise actuelle sera finie.
J'ai cru lire que 600 médecins ont ou vont lancer une procédure contre Edouard Philippe et Anne Buzun pour manque de réactivité face au covid 19. Les "y a qu'à" et les "faut qu'on" sont à l'affût, prêts à dégainer leurs armes empoisonnées à peine le délai de décence passé. 
Si procès il y a à faire, c'est contre la logique capitaliste qui fonde toutes les économies du monde depuis la fin des années 80. Avec cette logique, les hôpitaux et les services publics sont désormais gérés comme des entreprises cotées, le rôle de l'Etat s'est réduit au profit du privé, le consensus social vis à vis de l'impôt s'est amoindri, le refus de l'impôt est devenu tendance.
Alors l'impôt sur le revenu a été supprimé pour 40% de la population, l'impôt sur les sociétés  a été réduit de presque de moitié alors que les pratiques de défiscalisation se sont démocratisée avec l'aide des grandes banques internationales, les pratiques de défiscalisation sont devenues un argument commercial pour les prospères activités de banque privée de ces mêmes grandes banques internationales. 

Il ne s'agit pas de faire un procès à tel ou tel pour se décharger de sa propre responsabilité. Mais de réfléchir à la société dans laquelle on veut vivre, et de s'accorder sur le rôle de l'Etat, le seul à même de répondre aux grandes crises récurrentes qui frappent régulièrement nos sociétés.

 

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