Elle est malade de ses grèves et manifestations qui de plus en plus souvent dégénèrent en révoltes urbaines, avec saccages, pillages, incendies, pour le plaisir de détruire et casser. Ces révoltes urbaines se produisent inlassablement depuis les années 70, avec une ampleur croissante.
Elle est malade de la perte de foi dans le travail, qui est mal récompensé, mal reconnu, et qui ne permet plus d'augmenter le niveau de vie. La pauvreté augmente, et les licenciements, plans sociaux, délocalisations, restructurations et réorganisations ont fabriqué des travailleurs qui non seulement ne ressentent plus leur utilité, mais qui se voient perçus par leur employeur non comme une source de richesse, mais comme une charge.
Elle est malade d'un désenchantement général des français qui croient de mons en moins en la politique, doutent de l'avenir, du progrès. La perte de confiance dans les vaccins en est un signe, comme la peur panique devant l'IA.
Elle est malade de ses banlieues où des centaines de milliers de jeunes, pour la plupart issus de l'immigration, refusent l'intégration acceptée par leurs parents, et se réfugient dans le trafic, la délinquance, la débrouille, refusant l'état de droit, et cultivant la haine de la France.
Elle est malade de sa situation financière périlleuse, née d'une incapacité structurelle à ne pas dépenser plus qu'elle ne gagne. La république n'a pas fait mieux que la monarchie, et le financier Macron laisse un bien lourd bilan à ses successeurs et un risque de défaut qu'il ne faut pas prendre à la légère.
Elle est malade de ses services publics pléthoriques et à l'efficacité en baisse. Police municipale, vigiles privés et peut-être milice demain suppléent la défaillance de la police, lenteur désespérante de la justice, écoles et universités en baisse constante de niveau, services d'urgence des hôpitaux le plus souvent débordés.
Elle est malade de la perte de sa souveraineté tant industrielle qu'agricole qui témoigne du manque d'amour des français pour l'industrie, mais aussi et surtout de l'incapacité à exister dans la compétition internationale. Toute l'industrie française a disparu laissant partout dans nos campagnes des friches industrielles, et la moitié des produits agricoles consommés est désormais importée. Armement, luxe, aéronautique, restent nos seuls points forts, en attendant que les avions chinois inondent le monde. La France a perdu la bataille de la mondialisation.