Probable Grexit

On ne savait pas qu'on pouvait sortir de l'euro, donc c'était impossible. Aujourd'hui que la Grèce n'en est pas loin, on est résigné ou on est pour. La plupart des chefs d'état européens se sont résignés au départ de la Grèce, voire la souhaitent. 
Les pays forts ...

... parce qu'ils ont peur d'être attirés dans une spirale de baisse, qu'ils ne veulent pas de hausse des taux d'intérêt, qu'ils ne veulent pas être pris pour moins forts qu'ils sont, parce qu'ils ne supportent pas l'indiscipline des moins forts. Les pays faibles, parce qu'ils ne voient pas pourquoi la Grèce refuserait de supporter ce qu'ils ont eux-mêmes accepté d'endurer. Et tous, parce qu'ils craignent qu'en maintenant dans la zone euro un membre indiscipliné, cette liberté soit appropriée par un plus grand nombre. .Le plus probable aujourd'hui est donc un Grexit, en douceur ou pas, et dans ce cas le referendum de Tsipras aura été le moyen de le faire avaliser par le peule grec.
Un Grexit, un risque pour la Grèce, non pour les pays de la zone euro

Pas de risque majeur pour la zone euro. L'entrée de la Grèce dans l'euro était une erreur, une fraude même disent certains: on la corrige. Les marchés sont depuis longtemps acquis à l'idée, et sans doute préfèrent-ils une zone euro sans la Grèce plutôt qu'avec. Les pays plus faibles risquent seulement d'être fragilisés par ces mêmes marchés qui ne verront plus dans l'appartenance à l'euro la garantie financière européenne.
Le risque majeur est pris par la Grèce, qui va vivre des mois de tourmente. La drachme remplacera la devise européenne, et la baisse de la valeur de la monnaie fouettera les exportations, dont le tourisme. Le prix des produits importés s'envolera, brisant le pouvoir d'achat des retraités, des chômeurs et des plus faibles salaires. L'industrie grecque pourrait en profiter pour renaître ou se renforcer, protégée par les prix hauts des produits importés et le contrôle des changes. La Grèce annulera unilatéralement sa dette, s'interdisant tout recours aux emprunts pour le futur, sauf à des taux dirimants. Sans recours à la facilité qu'est l'emprunt, une gestion rigoureuse du pays ne ser
a plus une contrainte imposée par des pays amis, mais une nécessité vitale.  
Depuis dix ans que la Grèce est en crise, rien n'a été résolu, on a prêté des centaines de millirds, annulé des centaines de milliards. Pour rien. Une sortie de l'euro, ne fera pas plus mal. 
L'euro fort, pêché originel de l'euro.
C'est aujourd'hui le scénario le plus crédible. Il est la conséquence d'une vision erronée de l'économie, quand au début du siècle on a voulu rassembler des pays aux économies disparates sous une monnaie unique, et sous une monnaie unique forte.
L'erreur a été accentuée par les institutions européennes, BCE en tête, qui sous l'influence pressante de l'Allemagne, se sont acharné à défendre les bienfaits supposés d'un euro fort. Un euro fort plaisait à l'égo des dirigeants de tous bords, qui ont oublié, à moins qu'ils ne l'aient jamais su, qu'une monnaie forte n'est que le reflet d'une économie forte, non sa cause. La politique d'euro fort a
accéléré sans contestation possible la perte de compétitivité des industries les plus faibles. L'histoire hissera à sa vraie dimension la responsabilité de tous les cravatés soi-disant experts qui ont voulu croire et faire croire qu'un euro fort entraînerait une économie forte. 

La croissance frémit à nouveau en Europe. Mais qui met en avant la baisse de l'euro, qui à perdu 30% de sa valeur ces derniers mois?

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