Des petites choses qui en disent long

Si on en croit les médias, les français seraient devenus écolos, et fervents partisans de la transition écologique, dont on nous rabat sans cesse les oreilles, sans vraiement la définir. L'après confinement ne paraît pourtant pas avoir modifié les comportements.

Quelques réactions récentes

Rues piétones - rien n'a changé

Sur le groupe facebook "mon Versailles ", quelqu'un a questionné les membres sur une idée de rendre piétonne, le week-end seulement, une rue du centre de Versailles. 

Cela fait cinquante ans que les villes de France et d'ailleurs développent des rues, des quartiers, voire des centre-villes entiers, piétonniers. Cela ne s'est jamais fait sans heurts, doutes, oppositions, mais cela s'est fait, et après-coup tout le monde est satisfait.
Malgré cela, malgré aussi la mode revendiquée de la transition écologique, du sans-voiture, on se serait cru retourné dans un lointain passé au vu des réactions des internautes. Si quelques uns ont défendu l'idée, plus nombreux ont été les opposants, qui, commerçants, y voient la mort de leur commerce, qui, automobilistes, se demandent bien comment ils pourraient faire leurs courses sans leur auto.
Ces arguments moult et moult fois rabâchés sont encore une fois ressassés, comme si rien n'avait été fait nulle part, comme si la voiture était encore la solution.
C'est à désespérer ! 

 

Stationnement payant - la même hostilité

Au Chesnay, le stationnement est devenu payant début 2019. Pendant le confinement, la gratuité a été accordée. Et le stationnement est redevenu payant le 11 mai.

Entre-temps, un maire nouveau a pris la place de celui qui avait instauré le stationnement payant, prétexte au déchainement des fanatiques de l'auto et de la gratuité. 

Pour les résidents de la commune, un abonnement modique de 10€ par mois est demandé. Il permet de se garer partout en zone verte, avec un nombre de places disponibles considérable. Car c'est une évidence, l'instauration du paiement a libéré un nombre très important de places de stationnement, qui fait que nombre de récalcitrants initiaux, dont moi, ont changé leur avis sur le sujet.

Mais pas tout le monde, et nombreux sont ceux qui expriment avec force, voire violence, leur opposition, tellement aveugles qu'ils sont incapables d'apporter un jugement circonstancié construit à partir de l'examen objectif de la réalité. 

 

Les ordures se ramassent à la pelle

Effet du déconfinement, le beau temps a permis aux plus festifs de se réunir dans les espaces verts ou rives de quais, d'y boire et manger, d'y faire la fête.

Le lendemain a été plus nauséabond. Des ordures laissées sur l'herbe, les allées. Canettes, papiers, verres en plastique, paquets de chips, emballages de burgers, pailles, assiettes en carton, et bien d'autres choses encore, des tonnes de détritus ont été laissés dans la ville, résidentielle ou populaire.

Outre le mépris que cela suppose envers les gens qui auront à les ramasser, cela fait douter de la profondeur de la conviction écologique de la jeunesse, d'une partie en tous cas.

 
 

Ce sont évidemment des anecdotes, mais qui montrent que le monde d'après n'est guère différent du monde d'avant. Le monde ne changera que si les populations changent. Et en la matière la lenteur est la règle.

 

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