Malgré une hostilité de principe à la guerre, malgré un dégoût épidermique du personnage Trump, on pouvait se prendre à espérer que si jamais sa guerre marchait, et qu'elle aboutissait au renversement du régime odieux des ayatollahs, alors tant mieux !
Malheureusement, quatre semaines plus tard, on comprend que ce n'est pas par la guerre que les mollahs et les gardiens de la révolution quitteront le pouvoir.
Certains ont voulu croire que le peuple en profiterait pour se révolter contre leurs bourreaux. Mais comment faire quand on n'est pas armés, et qu'en face, des dizaines de milliers de bassidjis fanatiques tirent sans aucun état d'âme sur tout ce qui bouge.
Après un mois de bombardements, de destructions, de morts, on peut craindre même que le pouvoir sorte renforcé avec l'appui d'iraniens qui vont choisir leur pays contre la destruction étrangère.
La guerre telle qu'elle est menée actuellement est incapable de renverser le régime s'il n'y a pas de révolte intérieure, provenant du peuple ou de forces armées, ou d'intervention terrestre massive ayant pour but la conquête du pays et de Téhéran.
Cette dernière hypothèse est totalement exclue, tant pas les américains que les israéliens, parce que trop coûteuse, trop longue, et surtout trop incertaine. Conquérir un pays fort de 500000 militaires, grand comme trois fois la France, comprenant déserts et montagnes, est une opération quasi insurmontable. Les 500000 américains engagés dans la guerre du Vietnam ont mis des années à échouer au Nord Vietnam, 100000 km2, combien d'hommes et combien de temps faudrait-il pour conquérir un pays de plus de 1600000 km2 très vraisemblablement rassemblé contre l'envahisseur ? A l'échec du Vietnam, ont succédé les déroutes de l'Iraq, de l'Afghanistan, de la Syrie, de la Somalie .