Brèves

Le monde craque de partout, climat, géopolitique, révoltes des citoyens. Mais les grands patrons continuent à s'engraisser tranquillement, s'octroyant des hausses substantielles de leurs rémunérations (officielles), tandis que leurs salariés non cadres sont à la diète.

Iran : au moins le courage de la vérité

Les autorités iraniennes ont eu le courage, forcé sans doute, de reconnaître la fatale erreur qui a conduit un missile iranien à détruire un avion civil, causant la mort de 176 personnes, essentiellement iraniennes ou d'origine du pays.

Ce n'est pas la première erreur du genre, malheureusement, et sans doute pas la dernière, encore plus malheureusement. C'est la première fois par contre qu'un Etat accepte de la reconnaître officiellement. La destruction de la caravelle française entre la Corse et le continent reste "secret défense" depuis cinquante ans, les américains ont mis huit années pour avouer l'erreur qui a conduit en 1988 à la destruction d'un avion civil, causant près de 300 morts. Des accidents plus récents restent aussi sans explication officielle.

Ghosn : un PDG pas si bon que cela

De son asile de fuite, l'ancien pdg n'a pas manqué son éloge, rappelant qu'il avait sauvé Nissan de la faillite, et que depuis son départ le groupe va à vau l'eau, alors qu'il y a quelques mois encore il était numéro 1 mondial.

Il faut rappeler qu'il a sauvé Nissan en supprimant des dizaines de milliers d'emplois, ce qu'a permis son absence d'états d'âme et de scupules, aiguillonnée par une ambition forcenée et un ego surdimensionné.

Et on peut ajouter que si le départ d'un seul homme, fût-il pdg, suffit à faire s'écrouler l'édifice en quelques semaines, le château construit n'est-il pas de sable ? Sans scrupule, sans états d'âme, fou de pouvoir, Carlos Ghosn n'aurait donc pas construit quelque chose de pérenne. Il a en tous cas engrangé tant de haine autour de lui, qu'aucun de ses pairs ne l'a soutenu, quand ils n'ont pas contribué à le sortir du Groupe.

Trump : quand l'incapacité dirige le monde

En tuant un général iranien, Trump a perdu sur tous les tableaux.

Il transgresse les règles élémentaires du droit international en faisant tuer le général d'un pays avec lequel les EU ne sont pas officiellement en guerre. Il se comporte aux yeux du monde entier comme le font les terroristes, ceux-là mêmes qu'il prétend combattre.

Il crée en Iran un élan national et patriotique à même de raffermir la république islamique, alors que depuis plusieurs mois des mouvements de rue contestent de plus en plus ouvertement le pouvoir en place. Alors que la politique américaine visait à monter le peuple contre le gouvernement en place, c'est le contraire qui est atteint aujourd'hui.

L'Irak, que les américains prétendaient sauver d'abord de la dictature, ensuite du terrorisme de l'Etat islamique, souhaite dorénavant le départ des américains, laissant la place libre aux iraniens. Sacrée humiliation pour la première puissance mondiale.

Cet assassinat aura-t-il au moins l'heur de plaire aux électeurs trumpistes ? Peut-être que oui, pet-être que non. Mais les élections sont encore loin, et l'incendie allumé risque d'amener Trump là où il ne veut pas aller, ou alors de subir d'autres humiliations.

 

économie