Le but des sanctions

ExitLa guerre en Ukraine est loin d'être finie, et elle continuera même après la prise de Kiev, si elle arrive. Victoire, défaite ou enlisement, il faudra trouver une porte de sortie qui plaise à toutes les parties, dont Poutine. A moins que ...

Poutine s'est trompé

 

Comme on l'a vu Poutine s'est trompé, en mésestimant la résistance du président Zelinsky et de l'Ukraine, en n'imaginant pas la possiblilté d'une Europe unie dans le soutien à l'Ukraine et dans les sanctions contre la Russie, en ignorant la possibilité d'un monde unanime contre sa brutalité.
On ne se bat plus aujourd'hui pour agrandir son territoire, Poutine l'apprend à ses dépens.

Kiev et les grandes villes d'Ukraine vont peut-être tomber. Ou pas. Poutine emploiera les grands moyens en missionnant l'aviation pour bombarder Kiev, au prix de milliers de morts et de destructions massives. Ou pas.

Dans tous les cas, l'Ukraine ne sera pas soumise comme pouvait le rêver l'autocrate russe, la guerre s'enlisera, monopolisant des dizaines de milliers de soldats russes, entraînant morts et destructions.

Pendant ce temps-là, les sanctions contre la Russie auront le temps de causer tous leurs effets, et la Russie, isolée politiquement, financièrement, économiquement, en subira les plus lourdes conséquences.

 

La dissuasion nucléaire a ses limites

 

Il est probable pourtant que les souffrances du peuple russe ne suffisent pas à faire plier Poutine, enfermé dans son rêve d'une grande Russie protégée des méchancetés de "l'empire du mensonge". 

Comme tout autocrate au pouvoir depuis trop longtemps et sans personne pour le contredire ni même pour lui décrire simplement la réalité, Poutine est désormais enfermé dans sa bulle et son obsession. Déjà Angela Merkel disait en 2014 "qu'il avait perdu le contact avec la réalité".

C'est pourquoi il ne faut pas prendre à la légère ses constants rappels à la puissance nucléaire de la Russie. La dissuasion nucléaire a de l'effet sur les dirrigeants de bon sens. Poutine en fait-il encore partie ?

Isolé, humilié, Poutine est dans les conditions propices à l'exéction d' un dernier acte de folie où il donnera libre cours à son orgueil et à sa haine.

 

Le but inavoué des sanctions

 

Il ne reste plus beaucoup de dirrigeants pour parler encore à Poutine, perçu désormais comme un menteur et un manipulateur. Il n'a pas respecté ses engagements pris avec Emmanuel Macron, et on peut douter de la volonté russe de faire aboutir les pourparlers timidement engagés avec l'Ukraine.

La sortie pourrait venir ... de la sortie de Poutine. Pas une sortie volontaire bien sûr. Mais un départ qui pourrait venir des proches de Poutine, civils et miltaires, et/ou du peuple russe.

Comme tout bon dictateur, Poutine a établi une armée et une police à sa botte. Jusqu'à quand ? Tous les géneraux, oligarques, ministres, députés, ne partagent pas les mêmes obsessions de Poutine, l'absolutisme a ses limites, et le désastre annoncé pour la Russie pourraient conduire certains à vouloir sortir d'un jeu trop mortifère paour la Russie.

Et le peuple russe? Les personnes peu informées qui prennent la propagande pour de l'information resteront coites. Mais les autres ?     

 
 

Si les autocrates bénéficient d'une absence de contrepouvoir, leur durée de vie n'est pas éternelle pour autant, et tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse.

Un jour viendra où la Russie comprendra que son dirrigeant en est son premier ennemi, que ce sont ses rêves mystiques qui le gouvernent et non l'intérêt du peuple. A partir de là commenceront les désobéissances qui se termineront par l' éjection de Poutine.

C'est le but inavoué des sanctions. 

 

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