Taco n'est plus

Le 02/03/2026

Dans Humeurs

Le monde continue de se brutaliser, Trump et Netanyahou menacent, Ali Khamenei défie, et le Moyen-Orient s'embrase. 

Ex futur Prix Nobel de la paix

On savait bien que Trump, prédateur sexuel, cupide sans état d'âme, dominé par un hubris dangereux, n'avait rien d'un prix Nobel de la Paix. Ses manières inhumaines de traiter les migrants et les étrangers, les licenciements massifs de fonctionnaires du début d'année, la brutalité de son comportement envers ses alliés, sa politique guerrière à l'égard du Venezuela, Gaza, Iran, ses menaces envers le Groenland et le Canada, ses invectives et injures envers toutes celles et ceux qui ne partagent pas l'admiration qu'il a pour lui-même, sont le fait d'un mâle dominant sans complexe, sans nuance, sans conscience.
Les frappes sur l'Iran conjointement avec Israël en sont évidemment l'évidente confirmation.
Après trois jours de frappes, l'horrible ayatollah est mort, et avec lui une bonne partie de l'élite politique et militaire dirigeante. Certains iraniens les pleurent déjà et réclament vengeance. D'autres, qu'on espère plus nombreux, explosent de joie, et espèrent un monde nouveau, ouvert et tolérant. Les alliés de l'Iran, pas trop nombreux tout de même, attendent et regardent. 
Et en Europe ?

Une Europe comme toujours indécise

 

A l'inverse de Trump, les dirigeants européens, réfléchissent, analysent, évaluent les conséquences, les points favorables et les défavorables. L'Europe, c'est la région du "oui mais", du "p'tet ben que oui, p'tet ben que non"!
Si bien qu'elle n'a pas été consultée avant ces frappes qui pourraient être lourdes de conséquences. 
S'il n'y a pas beaucoup d'européens qui regretteront l'ayatollah et son régime religieux fanatique, il n'y en a pas plus qui étaient disposés à une action militaire dans le but de faire tomber le régime.
Trop dangereux, trop complexe, trop coûteux, trop incertain!
Et puis trop contraire au droit international! Comme si l'ayatollah et sa clique avaient respecté le droit international en établissant en Iran un état autocratique où règne la corruption, la loi islamique dans son acception la plus brutale, où chaque réserve de la part des citoyens est perçue comme des actes de dissidence punis de prisons, tortures, peine de mort.
Comme si l'Iran avait respecté le droit international en développant à l'étranger des proxies surarmés destinés à créer le désordre par des actions militaires et des actes de terrorisme dans le monde entier.
Comme si l'Iran respectait le droit international en bafouant les règles d'embargo à destination de la Russie décidées par l'ONU.

Le droit international existe-t-il encore ?

 

Tout le monde reconnait aujourd'hui que le droit international est mort, que le rôle de l'ONU est réduit à sa portion congrue. Comment pourrait-il en être autrement quand les pays qui ont le droit de veto, sont les premiers à s'affranchir des règles de droit !

La Russie s'est lancée à la conquête de l'Ukraine, comme au plus beau temps d'Ivan le Terrible. La Chine maltraite les tibétains et les ouïghours, et les EU kidnappent un président de la République vénézuélien, revendiquent le Groenland et même le Canada, frappent l'Iran en 2025, puis en 2026 sans aucun mandat de l'ONU, imposent unilatéralement et au mépris de la constitution américaine des augmentations unilatérales de droits de douanes.

Le droit international n'est plus, remplacé par le droit du plus fort, qui a toujours était la règle du monde. L'exception de l'après-guerre a vécu.

Est-ce un bien, est-ce un mal ?
Le respect du droit international, c'est le régime despotique de l'Iran sans limite. Avec ses alliés chinois et russes, indiens et autres, les sanctions sont vaines car détournées. Aucune mesure vraiment coercitive n'est possible. 
Les EU et surtout Israël ont pris le risque de l'intervention militaire, visant à déstabiliser le régime pour favoriser une révolution populaire et/ou une révolte de militaires. C'est un pari audacieux, qui en indigne beaucoup en Europe, qui en réjouit d'autres, sans doute moins nombreux.

Pourtant, depuis le temps qu'on reproche à l'Occident ses faiblesses endémiques, ne fallait-il pas cette réaction israélo-américaine pour montrer que l'Occident n'est pas mort ?
L'Europe attend de voir, et se réjouira si le pari s'avère gagnant, regrettera dans le cas contraire "on vous l'avait bien dit" !

L'Occident lui aussi a vécu, l'Europe et les EU ne sont plus tout à fait  du même monde, celle-ci attachée aveuglément au respect d'un droit international que personne ne respecte plus guère, et ceux-là obnubilés par la seule volonté de puissance et de domination du monde.

Certains soutiennent que la grandeur de l'Europe sera rétablie en s'arcboutant toujours et encore sur ses valeurs de tolérance, liberté, humanisme, quitte à rester seule sur le navire.

On aimerait tant le croire !